Je ne peux pas dire que je suis de ceux qui se posent constamment les mêmes questions. En fait, je suis plutôt de ceux qui, ayant trouvé certaines réponses (aussi toutes croches soient-elles), parviennent généralement à passer au prochain appel.
Cela étant dit, il est clair que les réponses à certaines questions m’échappent encore… et, au premier chef, j’irais pour : What’s up with women ? C’est évidemment une question stupide, ne serait-ce que parce qu’elle sursimplifie et généralise mille autres questions beaucoup plus complexes, spécifiques et pertinentes. Mais, ça demeure généralement la façon dont mon esprit envisage, a priori, les (multiples) situations où je m’interroge sur le “pourquoi” de l’action féminine.
Il m’importe de souligner que c’est une question que je me pose plus souvent lorsque je fais face à une réaction féminine n’étant pas dirigée vers moi (lesquelles m’apparaissent généralement plus simples à comprendre); je ne parle donc pas de l’interaction homme/femme au sens “primaire” du terme (nous pourrons y revenir plus tard), mais plutôt du psyché féminin (lequel participe naturellement à l’interaction homme/femme, mais de façon plus indirecte et secondaire).
À ce stade de ma vie, mon insatisfaisante conclusion est : So many things… L’esprit féminin m’apparaît être un univers de possibilités, régi par un nombre (effrayant) de principes variables et évolutifs. Pas de règle simple, pas de conceptualisation aisée… Je soupçonne d’ailleurs les thèses psychanalytiques d’ignorer complètement la réalité féminine; l’homme peut possiblement être conceptualisé sur des bases bipolaires (je suis moi-même plus Eros que Thanatos), mais je doute de l’applicabilité d’une telle synthèse sur l’esprit féminin.
Dans un tel contexte, je dois admettre que je navigue habituellement dans l’univers féminin comme un marin dans un épais brouillard. J’ai bien quelques principes pour diriger mon action, mais ils sont autant d’efforts aussi louables qu’approximatifs. En fait, je dirais que, de façon générale, je tente :
- d’être positif et réconfortant, tout en évitant de faire dans le gnagna et la complaisance;
- d’être franc et direct, tout en évitant d’être brusque ou méchant;
- de conserver une bonne mesure d’indépendance, tout en évitant de flirter avec l’indifférence ou le détachement.
Or, même si ces quelques guidelines ont habituellement pour effet de d’affubler d’une étiquette de “bon gars”, ils ne signifient pas que je comprenne quoique ce soit à l’impact véritable de mes gestes sur le psyché de mes interlocutrices.
Ce qui m’amène à une autre question - moins fondamentale, mais plus pratique : suis-je le seul singe dans cette situation ? Dans l’affirmative, j’imagine qu’une certaine forme de résignation sera justifiée et que, en l’absence d’une façon plus bright d’envisager mes rapports avec les femmes, je continuerai à faire honnêtement de mon mieux. Dans la négative, il sera soit opportun que je m’adapte et devienne un neo sapiens plus accompli… soit opportun que mes comparses réalisent qu’ils sont dans le même bateau que moi…


